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Myspace est officiellement à vendre

par le4 février 2011
 

En marge de la sortie de son journal dématérialisé The Daily, News corp a annoncé officiellement la revente de Myspace, le service d’interaction sociale pour lequel la vertigineuse descente aux enfers des dernières semaines gêne la holding d’informations. Si News Corp a déclaré récemment des profits en augmentation importante (642 millions de $) au cours des trois derniers mois de 2010. La société du baron des médias Rupert Murdoch a aussi révélé son souhait de se dessaisir de Myspace.

L’infernale descente aux enfers

Le service d’interaction sociale axé à la base autour des chansons est détenu par News corp qui l’a acquis en 2005. A cet époque, la société avait payé 580 millions de $ afin de l’acquérir. Cependant devant l’ampleur pris par le Facebook de Zuckerberg, Myspace n’a pas eu la force d’arrêter la débandade de ses adhérents et a vu sa popularité incroyablement diminuer. Au mois de novembre dernier, Myspace avait dans ses rangs 60 millions d’espaces membres utilisés régulièrement, alors que Facebook en dénombrait à peine 500.

Une condition qui, économiquement, s’est inévitablement fait ressentir, provoquant une diminution importante des rentrées financières issues de la publicité, Myspace se fatiguant à séduire les pros du marketing. Sous la menace d’une mise en demeure à l’automne dernier, Chase Carey, le responsable de production de News corp avait indiqué que les déficits du service d’interaction sociale n’étaient « ni convenables, ni durables »

Un changement d’orientation : stratégie inefficace

Myspace n’est de toute évidence pas parvenu à trouver son public avec sa dernière mouture en ligne, orientée en grande partie vers le culturel. Après la mise à la porte de 50% de ses salariés au début de l’année, Myspace se situe par conséquent une fois de plus dans une position peu conventionnelle. Du coté de News corp, on essaie toutefois de dédramatiser le contexte : « La récente expérimentations qu’offre Myspace a été accueillie convenablement, et les évaluations en terme de fréquentation restent prometteuses depuis quelques mois. Cependant nous estimons que le projet devant permettre à Myspace d’améliorer ses capacités évoluera dans une meilleure direction avec un futur actionnaire », a indiqué Chase Carey.

Demeure à présent de voir qui serait suceptible de placer de l’argent dans un service de réseau social en chute libre depuis de nombreux mois, tandis que Facebook est détenteur à présent de plus d’un demi milliard d’adhérents.

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