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Les élèves de CE2 redirigés vers des sites classés X

par le13 février 2014
 

En récupérant des clés USB pour leurs progénitures, les parents d’enfants en classe de ce2 de la ville fortifiée de Besançon situé dans le Doubs s’imaginaient y dénicher des urls redirigeant vers des sites internet dédiés à l’enseignement et l’apprentissage. Cadeau de mauvais goût puisqu’autour des logiciels dédiés à l’enseignement contenus dans la clé se trouvent aussi des urls inappropriés pour un jeune public : l’un dirige vers un jeu de combat hyper brutal, et l’autre renvoie vers un portail classé x.

Sous le choc, des personnes préviennent la mairie, qui envoie alors un communiqué à plusieurs milliers de foyers dans la journée de mardi. Les équipes communales les invitent à rendre les clés USB pour procéder à un échange. Voir même celles fournies antérieurement, rajoute la municipalité.

Pour quelle raison ce drame est t-il arrivé ?

Les portails internet en cause «ont il y a peu de temps changé de main». D’une autre manière, c’est l’acquisition des adresses internet de deux vieux sites internet instructifs qui aurait conduit au problème. La méthode reste fréquemment employée par les détenteurs de sites web sans état d’âme : on s’offre des adresses internet avec l’unique objectif de diffuser des ancres redirigeant vers son propre portail, ce qui donne la possibilité de conforter son référencement aux yeux des moteurs comme Google, Yahoo ou Bing.

Rien de préjudiciable ne se trouve directement enregistré sur le support de stockage, spécifie la mairie de la ville fortifiée de Besançon, qui parle dans le cas présent d’un hijacking autorisé par la loi, malsain et inacceptable et envisage de porter l’affaire devant la justice. La municipalité et le regroupement en intercommunalité qui conduit la manœuvre ne seraient ainsi pas impliqués.

Patrick Ayache, DGS de la citadelle, garantit aussi que les urls ont été contrôlés au préalable que les clés arrivent jusqu’aux écoliers. Il pense qu’une minorité d’enfants pourraient avoir visualisés des photos grossières, le contrôle parental se trouvant mis en place de base sur les machines utilisées lors de ces séances. Cette épopée n’est pas unique : au mois de janvier 2013, un extrait classé x avait été publié à la suite d’une belle bourde au sein d’un établissement scolaire des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen

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